Archive pour le Tag 'vin'

On dirait le sud…

carcassone3

Mon blog est parfois un lieu de confidences, de secrets, de découvertes…

En me baladant dans les caves à vins après mon boulot, je me suis retrouvé dans cave à taille humaine. Un voyage dans les différents vignobles français, histoire de se détendre et d’oublier, un instant, toutes ces choses qui passent dans ma tête…  Et puis, sur les routes du Sud, je me suis arrêté près de la Méditerranée, l’inconnu me stoppa sur une AOC dont le nom est lourd de symbole, l’AOC Malepére…

On dirait le sud... dans Vins du pays d'Oc carcassone3-300x225L’histoire commence à l’ouest de Carcassonne, dans une AOC toute récente, de 2007. Le vin que je vous propose provient du domaine de Souleilles, il date de 2009, médaillé d’or au concours général de 2011. Son petit nom, le chant des pierres…

J’ouvre la bouteille et nous voilà partie dans un voyage en Méditerranée. Un parfum de fruits, de grillé parfume mon appartement. Une poche de banane Haribo sort de la bouteille tel un chapeau en pleins tours de magie. Les odeurs m’emportent dans un voyage extraordinaire, une grande promesse, trop grande peut être…

Alors que les arômes m’emportent dans une maison cocooning, la première gorgée me fait sortir de la maison en coup de vent. A l’extérieur, la guerre… Des explosions permanentes et anarchiques. L’acide tiraille les traits de mon visage, l’alcool m’enivre et me gène, la plaquette de beurre passe sur un vélo… La première gorgée s’achève par une amertume peu accommodante.

Le résultat : Pour faire rapide… Put***, ce vin arrache la gueule !

Essayons quand même de connaitre un peu plus cette appellation…. AOC Malepere, en occitan, ça donne « Male Peyre », ce qui veut dire « La mauvaise pierre », une pierre qui s’altère, s’érode. Les pierres de la région, avec le temps, le vent et la pluie, deviennent lisses. Une vérification s’impose, il va falloir retourner à Carcassonne pour vérifier tout ça !

Sur une 30éne de communes et 550 ha, une 100éne de producteurs cultivent essentiellement du Merlot et du Cabernet franc. Ce vignoble se retrouve au croisement entre le climat méditerranéen et atlantique, créant des conditions particulières pour la vigne.

Mais voilà, petit vignoble, AOC plutôt récente, donc peu d’anecdotes et peu d’histoires viticoles connues… Un poil décevant pour ce vignoble qui attire ma curiosité !

Ce petit voyage dans le Sud de la France, à la croisée de la Méditerranée et de l’Atlantique, fait remonter pas mal de souvenir plus ou moins agréable, peut être plutôt moins… d’où cette nostalgie et ce manque d’inspiration sur cette AOC et ce vin. Et puis la dégustation peu concluante ne donne pas très envie…

Mais il ne faut pas s’arrêter à une bouteille, un vin… Peut-être qu’il ne correspond pas à mes goûts personnels… Bref, il ne faut pas rester sur une mauvaise impression et j’en suis persuadé que de belles découvertes nous attendent dans ce vignoble… Alors, sur ses derniers mots, je vous souhaite une bonne découverte de l’AOC Malepere, une bonne dégustation qui j’espère contredira mon avis…

Petit detour par le Bout du Monde!

Après deux petites semaines de pause, et avec ce « beau soleil » je vous propose de partir en voyage au bout du monde, en Nouvelle-Zélande.

Petit point géographique qui ne fait pas de mal … Ou se trouve la Nouvelle-Zélande ?

C’est un pays de l’Océanie, au sud ouest de l’océan pacifique (hummm soleil, plage, chaleur,…), à 2000 km de l’Australie. Très isolées géographiquement, les 2 iles qui forment ce petit pays ont développé une flore et une faune endémique très riche. C’est de ce petit pays que proviennent les kiwis. La population est majoritairement d’origine européenne, avec plusieurs minorités dont la plus importante est celle des Maoris.

Niveau histoire, pas grand-chose à raconter ! En effet, la nouvelle Zélande est un des derniers territoires découverts par l’Homme. Les Maori y sont arrivés entre 1050 et 1300, les Européens, quant à eux, sont arrivés en 1642. Ancienne colonie britannique, rattachée à la Nouvelle-Galles-du –Sud jusqu’en 1840, elle devint indépendante en 1947.

Revenons à notre vigne !! Elle est introduite en Nouvelle Zélande en 1819. Le développement du vignoble est dû à Jean-Baptiste Pompallier, un missionnaire Français, qui s’installa sur l’ile en 1838. Il devint par la suite premier vicaire apostolique de l’ile en 1842 et premier évêque d’Auckland en 1848.

Tout juste installé, le vignoble fut touché par le phylloxera. S’en suivi la première guerre mondiale. A la suite de cette guerre, le nombre d’hectare de vigne doubla. Entre 1973 et 1980, la culture de la vigne passa de 2000 à 5000 Ha. En 1995, la Nouvelle-Zélande était représentée par 185 producteurs avec une production de 560 000 Hl.

La vigne se trouve principalement sur l’ile du Nord. Il y est cultivé en rouge du pinot noir, du cabernet sauvignon et du merlot principalement. Coté blanc, les cépages les plus développés est le sauvignon blanc et le chardonnay.

Pour ce qui est de la présentation du vignoble, je ne vais pas aller plus en profondeur dans les détails au risque de me fâcher avec la Nouvelle-Zélande (pas de cépage typique, apport d’une plante non endémique, apport de maladie, irrigation des vignes, plein de sujet qui fâche….). Par contre, comme d’habitude, je vous propose une petite dégustation. Et pour illustrer ce post, nous nous intéresserons au Clos Henry, 2008. D’une couleur jaune un peu pâlotte, son nez laisse apparaitre des senteurs d’asperges, savonneuses, d’agrume. Il faut savoir que la note d’asperge est caractéristique des vins de Nouvelle-Zélande. Le nez propose des arômes fruités, minéraux et alcooleux. La première gorgée laisse apparaitre un vin fort en alcool, fruité et minéral à la fois. Le résultat est un vin agréable, qui nous donne l’envie de mieux connaitre le vignoble de Nouvelle Zélande.

 

 

Petit vignoble au grand coeur, le Valençay

PICT0287

Petit vignoble au grand coeur, le Valençay dans Vins de Loire PICT0287-150x150Avec cette vigne en pleine croissance, aujourd’hui, je voudrais vous présenter un vignoble que j’ai découvert il y a peu de temps lors d’un salon de vin sur cognac, le Valençay.

Ce petit vignoble peu connu se trouve dans la région centre, dans le département du Loir-et-Cher, un département traversé par deux grandes rivières, le Loir au nord et le Cher au sud. Pas très loin du vignoble du Sancerre (souvenez-vous du post de la semaine dernière !!), ce vignoble est tout aussi ancien que son homologue proche mais à l’histoire tranquille.

En effet, des écrits datant de 965, font mention d’un don du Comte Geoffroy à l’abbé du prieuré de Valençay de l’église et de l’ensemble de ses dépendances parmi lesquels des vignes et des forêts. Le Valençay était alors un vin de moines. Durant des siècles, ce vin va donc être un vin très ecclésiastique. Ce n’est qu’au 18e siècle que  le Prince de Talleyrand (Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, 1754-1838), va faire connaitre le vin durant les dîners au château de Valençay. Au 19e siècle, le vignoble est durement touché par le phylloxéra, mais comme dans le Sancerre, les vignerons ne baissent jamais les bras, est le vignoble renaît de ses cendres. Le travail de la vigne se fait alors au cheval. L’enjambeur (tracteur agricole à trois ou quatre roues permettant d’enjamber 1 ou 2 rangs de vignes) fait son apparition dans les années 1960-1970.

Le Valençay est reconnu comme Vin d’Appellation d’Origine Vin Délimité de Qualité Supérieur (AOVDQS) en 1970. Ce n’est qu’en 2004 que le Valençay est reconnu par l’INAO comme une Appellation d’Origine Contrôlé (AOC).

Aujourd’hui le vignoble de Valençays c’est : 155 Ha, 22 vignerons, 1 cave coopérative avec 5 vignerons apporteurs, 7000 à 7500Hl par an, 55% de Valençay rouge, 33% de Valençay blanc, 12% de Valençay rosé, un encépagement surtout composé de Gamay noir à jus blanc, de Pinot noir, de Côt, de Sauvignon blanc, de Chardonnay et du Pineau d’Aunis, une densité minimale de 6000 pieds par hectare, trois modes de taille autorisés, un rendement limités à 60 Hl/Ha pour les blancs et 55 Hl/Ha pour les rouges.

On arrive au moment que vous attendez tous, la dégustation. Cette semaine je vous propose donc de déguster un Valençay blanc de 2011, domaine Malet. Avant de rentrée dans les détails de la dégustation, je souhaite rendre un hommage aux 2 frères Malet qui tiennent ce domaine, qui produisent des vins assez magnifiques. J’ai découvert lors du Salon des vins de France, un vigneron sympa, généreux et accueillant. Revenons à notre vin ! De sa robe dorée aux reflets chaleureux, son nez aux notes de fruit exotique, d’ananas et d’abricot nous fait voyager dans les méandres du Loir. Son bouquet légèrement floral (fleurs blanches) et explosif nous donne envie d’en prendre une gorgée. La première gorgée nous étonne avec ce côté gras, laiteux et très fruité. Ce vin laisse ensuite un bouquet d’arômes très agréable en bouche, des fruits qui restent un long moment en bouche. Le résultat est un vin magnifique, équilibré, frais avec un rapport qualité-prix exceptionnel (7/8 € la bouteille). Ce vin s’accordera parfaitement avec du poisson en papillote, du chèvre du Loir-et-Cher par exemple.

Pour conclure, ce tout petit vignoble, peu connu, produit un vin fabuleux qui ne demande qu’à être connu et reconnu ! Je vous souhaite donc une très bonne dégustation de Valençay !

(Photo du domaine en automne, http://le-domaine-malet.blogspot.fr/)

S’en servir un verre de Sancerre

stade17

S'en servir un verre de Sancerre dans Vins de Loire stade171-150x150Le temps des barbecues arrive, le beau temps est de retour ! Mais pour combien de temps encore… En tout cas, aujourd’hui j’ai envie de vous faire voyager dans le Cher, dans la vallée de la Loire, sur la rive gauche (aucun sous-entendu politique !). Dans un épisode précédent, je vous avais fait découvrir l’histoire des coteaux du layon. Aujourd’hui nous allons nous intéresser à une autre belle appellation : le Sancerre.

Le Sancerrois est un vignoble assez ancien, sa création daterait du premier siècle de notre air. Il a été retrouvé dans le traité d’agronomie De Rustica datant de l’époque romaine, des références à un vignoble gaulois du bord de Loire, créer par les Biturige (peuple à l’origine de la biture…). D’autres références, datant de 582, mentionnent l’existence d’un vignoble de Sancerre. Ce vignoble est même répertorié dans les actes féodaux et charte royale de l’époque. Mais à cette époque, le vignoble n’était pas très connu et reconnu. Ce n’est qu’au 12e siècle que le vignoble va connaitre son essor. Cette émergence est essentiellement due aux moines Augustins de l’abbaye de Saint-Satur, aux comtes de Sancerre et aux moines bénédictins. Le vin de cette époque était principalement produit à partir du Pinot noir.

A partir de cette époque, on retrouve souvent les vins du Cher et le Sancerre sur les tables de la cour royale. Plusieurs poètes du roi Philippe-Auguste classe alors le Sancerre parmi les vignobles les plus célèbres du royaume. Il va être même estimé comme « le meilleur du Royaume » par le Duc de Berry.

L’essor du vignoble continua jusqu’en 1886, année où le phylloxera fait son apparition dans le vignoble Sancerrois. Ce parasite fit disparaitre la totalité du vignoble en l’espace de quelques années. Mais les vignerons, loin d’être abattu, replantèrent leurs parcelles avec une grande majorité de Sauvignon blanc, un cépage bien adapté au climat et au terroir du coin. Ce fut alors la naissance du sancerre blanc tel que l’on connait aujourd’hui. Les vignerons et le terroir firent de ce vin blanc, un bijou de qualité, reconnu dès 1936 par une AOC. Ce sera qu’en 1959 que les vins rouges et rosés issus du pinot noir seront à l’heure tour reconnu par une AOC.

Aujourd’hui, le vignoble Sancerrois c’est : 2770 Ha, 366 domaines viticoles, un encépagement dominé par le Sauvignon blanc et le Pinot noir, 17 millions/an de bouteilles de blanc, 3 millions/an de bouteilles de rouge et 1.6 millions/an de bouteilles de rosé.

Pour illustrer ce vignoble, je vous propose donc de déguster un Sancerre de 2009. Telle une peinture rouge légère au contour framboise, ce vin laisse apparaitre les premières teintes de maturation. Lorsqu’on se rapproche du verre, un bouquet de fragrance très ouvert et très aromatique se présente à nous. On y retrouve des notes de sous-bois, de fruits rouges, de framboise, de truffe. L’agitation du verre ne fait qu’amplifier ces senteurs explosives. La première gorgée nous fait voyager sur les bords de la Loire, à la cueillette de framboise, de fève de cacao, de fruits rouges. La longueur en bouche de ce vin fait penser au multiple méandre de la Loire. Nous sommes donc en présence d’un vin très agréable, à boire en apéritif, avec une pizza figue/miel/chèvre, avec des toasts de chèvre chaud, avec du canard,… et pourquoi pas avec des fraises !

Sur ces notes fruitées et chaleureuses, je vous souhaite une bonne découverte et dégustation des vins sancerrois.

Passé troublé d’un vignoble aimé

cahors

Passé troublé d'un vignoble aimé dans Vin de Bordeaux cahors-150x150Il y a des jours où il ne fait pas beau, où il ne fait pas chaud, ou le manque de vitamine D se fait sentir… Pour remédier à la chose, une solution, partir dans le sud. A mi-chemin entre Bordeaux et Montpellier (j’abuse un peu, il y a de la marge entre ces deux grandes villes), se trouve un petit vignoble fort sympathique, Cahors !

J’ai l’impression de me répéter mais encore une fois, la vigne fut implantée dans la région de cahors par les Romain et plus précisément autour de la ville des Cadurques, future ville de Cahors. Le commerce du vin se développe tout naturellement par voie maritime grâce au transport des barriques vers Burdigala, Bordeaux si vous préférez !

Durant le Moyen-Age, le vin de cahors est appelé « vin noir ». C’est un vin de qualité et réputé que l’on retrouve sur les tables du mariage d’Aliénor d’Aquitaine avec Henri II, roi d’Angleterre. Le vin se vend bien à Londres. Autre personnage emblématique de la région, le Pape Jean 22, né à cahors qui en fit son vin de messe et son vin de table. Un essor qui permit en 1305, d’exporter 850 000 hl de Cahors vers le reste du monde.
Mais le succès trop important des vins de Cahors dérange la bourgeoisie et les viticulteurs Bordelais qui obtiennent en 1241 le privilège Bordelais : » Les vins du haut-pays ne peuvent entrer dans le port de Bordeaux avant Noël », date à laquelle les bateaux étaient déjà reparties chargés et la navigation devenait difficile. Le but était de favoriser les vignerons bordelais au détriment des vignobles alentour. Ce privilège aura pour effet de réduire, voir faire disparaitre certains vignobles du Sud-ouest de la France.
Suite à la bataille de Castillons, la Guyenne redevient française. Mais ce n’est que 5siècles plus tard, en 1773 que Louis XVI va abroger le Privilège de Bordeaux.

L’époque moderne fut marquée par la renaissance du vignoble. François 1er ne cache pas son goût prononcé pour le Cahors. Colbert, le proclame même supérieur au Bordeaux. L’époque moderne fut aussi une époque moins belle. Après  avoir largement profité de leurs privilèges, les négociants Bordelais assemblent les vins de Cahors avec les vins de Bordeaux afin de redonner un peu de couleur au rouge Bordelais. Cette pratique, fort rémunératrice, fait disparaitre le nom de Cahors au détriment de la montée en gamme des Bordeaux… Mais la qualité des Cahors ne change pas… dans la marine, les officiers buvaient du Cahors alors que les matelots tournaient au Bordeaux…

Malgré cette réputation, le vignoble tombe petit à petit dans l’oubli. Il est ensuite réduit en cendres par le phylloxera… La solution : le greffage. Un seul petit problème apparait avec cette méthode, les premiers porte-greffes ne supporte pas le calcaire, vrai problème pour le vignoble de cahors et de Cognac. Les viticulteurs vont alors s’orienter vers les hybrides, diminuant la qualité de leurs vins… et perdant tout prestige de qualité.
Ce n’est qu’après la Seconde Guerre Mondiale, en 1947, que la culture du côt, un renouveau du vignoble qui tombe à l’eau durant l’hiver 1956 ou 99% est anéanti par une gelée. Le vignoble va se reconstruire difficilement, lentement avec comme cépage principal le Côt.
En 1971, L’AOC Cahors est créé avec 440 ha. En 2001, le vignoble représente 4400 ha.

 

Aujourd’hui, le vignoble de Cahors fait environ 5000 ha, produit  environ 300 000 Hl soit 30 à 40 millions de bouteille par an, un vignoble animé par environ 600 producteurs.

 

Pour illustrer ce post, je vous propose, cette semaine, la dégustation du Château Paillas, 2009 (4,5€, AUCHAN). D’une couleur violet-framboise, ce vin opaque laisse apparaitre au nez des notes beurrées, fruitées, légèrement grillées. La première chose que l’on remarque c’est son côté réduit surement dû à un trop de souffre. Lors de la première gorgée, nous avons affaire à un vin plutôt tannique, aux arômes fermentaires, fruité et beurrés. Malgré sa longueur en bouche, ce vin manque d’équilibre ce qui en fait un vin moyen, au rapport qualité-prix moyen. Un peu déçus par ce vin alors qu’en général les vins de cahors sont souvent réussis ! Comme celui que j’ai trouvé à LIDL dans les 3€ qui était très bon !
Je vous souhaite donc une bonne dégustation  et une bonne découverte des vins de Cahors

D’ouest en Est… les vins alsaciens!

7mai

D'ouest en Est... les vins alsaciens! dans Vins d'Alsace 7mai-300x225Il y a des semaines où nous sommes un peu à l’ouest, comme la semaine dernière… avec les Coteaux du Layon. Du coup j’ai eu une petite envie d’être à l’Est, même si l’expression n’existe pas… Nous allons donc nous intéresser cette semaine au vin alsacien.

Les premiers rangs de vigne sont plantés en alsace durant la période romaine au niveau de la Moselle. La raison de ce développement serait dû à la présence de grandes garnisons de militaire de la Germanie supérieur (ça ferait presque penser à Astérix).  Les besoins en vins étaient donc importants.

Au début du 3e siècle, la région est conquise par les Alamans qui pillèrent les villes et les campagnes tout le long du Rhin. Durant le 5e siècle, l’Alsace est reprise par le royaume des Francs. La suite de ces conquêtes n’a pas été bénéfique pour le vignoble. Ce n’est que sous les ordres monastiques et la période carolingienne (du 6e siècle au 10e siècle) que la viticulture reprit son essor. Des traces mentionnent qu’à cette époque, il y avait une production de vin dans plus de 150 villages.

Par la suite, durant le Moyen-âge, les vins d’alsace étaient réputés et exportaient au-delà du Rhin, dans les pays nordiques. L’apogée du vignoble se situe vers le 16e siècle ou la zone de production représentait une surface double à celle actuelle. C’est une époque florissante où beaucoup de bâtiment furent construits. Et pour protéger ce bijou en croissance, les vignerons essayèrent une sorte de première appellation comportant le début officiel des vendanges et les cépages autorisés.

Cette période d’abondance fut stoppée par la guerre de 30 ans entre l’Empire Espagnol et le Saint Empire Germanique. La plupart des vignobles furent complètement détruits. Mais la viticulture repris à la fin de la guerre jusqu’à atteindre 30 000Ha en 1828. Un calme relativement court jusqu’à la guerre franco-allemande de 1870 qui fit de l’alsace une région de l’Empire Allemand. Les Allemands vont alors privilégier la quantité à la qualité. S’en suivi le phylloxera, le mildiou et le développement des transports ferroviaire. Le vignoble se réduisit alors à 9500 ha.

Par la suite, l’alsace fut un lieu principal de la première et seconde guerre mondial. L’appellation d’origine « vin d’alsace » est créé le 2 novembre 1945, devenu AOC par la suite le 3 octobre 1962. Les vins alsaciens sont alors à la recherche de la qualité, se spécialise dans les vins de cépage. En 1975 et 1976 apparaissent l’appellation Alsace grand cru et crémant d’Alsace.

Aujourd’hui le vignoble alsacien est composé d’environ 15 600 ha de vigne en AOC essentiellement en blanc, 1,15 million d’hl de vin, plus de 150 million de bouteille, 18% de la production française de vins blanc, 119 communes viticoles (chiffre 2011, du CIVA) et une bouteille exclusive protégée, la flûte d’Alsace.

Parmi les différents cépages cultivés, je vais vous en présenter un en particulier, le Pinot Gris. Ce cépage d’origine bourguignonne est la forme grise du pinot noir. Cette différence de couleur a pour origine une petite mutation génétique. Le Pinot gris est connu sous différents noms : Tokay, pinot beurot, malvoisie, auvergnat, rulander, …  Ce cépage est moins productif que le pinot noir, bien adapté aux terres calcaires et profondes Alsacienne. Il résiste très bien au froid.

On arrive au moment que vous attendez tous, la dégustation. Aujourd’hui se sera donc un Pinot gris de 2010, Domaine Dopff. Sa couleur jaune pale, jaune paille est un peu décevante, il en reste que ce vin limpide propose un nez typique du pinot gris, un nez floral accompagné de notes de fruit exotique, de mangue. Une légère agitation laisse apparaitre une petite pointe de sucrosité. D’une finesse incroyable en bouche, il laisse apparaitre une alliance parfaite entre le floral et le fruité. Nos papilles s’excitent à la découverte des arômes de mangue et de pamplemousse. Au final, ce vin équilibré se termine en bouche avec une petite pointe d’acidité. Long en bouche, ce vin a un assez bon rapport qualité-prix. Et je vous souhaite donc une très bonne dégustation de vin alsacien. Mais attention, à servir frais absolument!!

PS : Un grand merci au millier de visiteurs de mon blog!!! Vous êtes de plus en plus nombreux!! ça me donne beaucoup de courage pour enrichir encore et encore ce blog ^^ Merci!!

La saison du Summit arrive!!!

La saison du Summit arrive!!! dans Vignoble des Charentes hennessy-150x150Depuis l’ouverture de mon blog, il me semble que je n’ai pas encore parlé du vignoble d’où je viens, Cognac, vignoble de mon enfance.

Il y a beaucoup de choses à dire sur le vignoble de Cognac  mais je vous propose de commencer notre retour dans le passé au 3e siècle. En effet, le 3e siècle (l’an 280 pour être plus exact) est marqué par l’autorisation de la plantation de la vigne dans la Gaule par l’empereur romain Probus. Le vignoble de Saintonge est alors libéré des taxes et les premières barriques de vin s’exportent dans tout l’Empire.

Suite à la chute de l’empire romain en 476, l’économie du vin va chuter dans la Gaule, la viticulture va devenir d’autosubsistance.

Le vignoble de cognac ainsi que les grands vignobles de France vont se développer véritablement  à partir du 11e siècle grâce à un renouveau du commerce européen lié à la laine. Les Flamands vont alors relancer l’industrie navale.

Le Roi de France Guillaume X, duc de Guyenne et Comte de Poitiers, fils de Guillaume de troubadour et père d’Aliénor d’Aquitaine, demande la construction du port de La Rochelle au 12e siècle et encourage la constitution d’un grand vignoble  appelé Vignoble du Poitou. A cette époque, la ville de Cognac n’était qu’un lieu important dans le négoce du sel par la rivière, la Charente.

Le commerce fluvial va poser un problème majeur, l’eau, les aliments et les vins de la région ne pouvaient pas se conserver longtemps sur les navires. C’est alors qu’au 17e siècle, qu’un moyen est trouvé à Cognac par un certain Jacques Roux : le vin est distillé une fois grâce à un alambic charentais. A l’époque, les Néerlandais raffolent de ce « vin brulé », ce brandwijn aujourd’hui Brandy. L’autre avantage de cette distillation est la diminution de la place du vin dans les bateaux et donc la diminution des frais de transport. Les premiers alambics charentais sont alors installés en Charente par les Hollandais. La ville de Cognac, ville connue pour le stockage du sel, va se spécialiser dans l’élaboration du brandy et de son commerce. Les commerçants Hollandais comme Bonaventure Godet. Ce négoce existe encore aujourd’hui sous les noms cognac Godet, installé à la Rochelle. Cette maison de cognac fait la renommée des crus de « champagne » et des « Borderies ».

Au fil de la consommation de cette eau-de-vie, on s’aperçoit que le stockage en fût de chêne du Limousin bonifie l’alcool. Les négociants Hollandais transportent alors l’eau-de-vie le long de la côte atlantique et fait découvrir cette boisson à toute l’Europe et un grand marché se créa avec Londres, devenu plaque tournante du commerce européen. A la même époque,  la révolution financière britannique va créer une pénurie d’alcool distillé à base de céréale, il faut donc trouver un produit de remplacement.  Les anglo-saxons et les hollandais, lancent donc à Londres la double distillation. Ce n’est qu’au 18e siècle que cette double distillation est utilisée à grande échelle dans le vignoble de cognac. Le vignoble est alors essentiellement composé d’un cépage, la folle blanche. C’est à cette époque que vont apparaitre les grandes sociétés de négoce que l’on connaît aujourd’hui (dans l’ordre chronologique) : Jean Martell (1720), Rémy-Martin (1724), Thomas Hine (1763) à Jarnac, Richard Hennessy (1765), Delamain et Cie à Jarnac.

Comme dans tous les autres vignoble, la crise phylloxérique (fin 19e, début 20e), va toucher le vignoble de Cognac et le transformer. C’est après cette crise que le cépage actuel l’Ugni Blanc est planté massivement pour sa forte acidité et sa faible teneur en sucre. En 1909, la zone d’appellation contrôlée est fixée à partir des caractéristiques des sols définis par le géologue Henri Coquant en 1860. L’AOC créer en 1938 est alors composée de différents crus : La grande Champagne, la Petite Champagne, Les Borderies, Les Fins bois, les Bon bois et les Bois ordinaire.

Aujourd’hui l’AOC Cognac recouvre 78 179 ha (2010, BNIC), 162,9 millions de bouteilles (2011, BNIC), un marché tourné à 97,1% vers l’étranger (2011, BNIC) soit un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros. Le cognac est principalement vendu aux Etats-Unis, en Asie et en Europe.

Le cognac est décomposé en plusieurs appellations commerciales. Les principales sont : le *** et le VS, composée d’un assemblage d’eaux-de-vie de cognac âgées de 2ans minimum, le V.S.O.P (Very Superior Old Pale), issus d’un assemblage d’eaux-de-vie d’au moins 4ans minimum, le XO (eXtra Old) issus d’eaux-de-vie âgées de 6ans minimum. Néanmoins, chaque négoce propose généralement des cognacs plus âgés avec des dénominations telles que Extra, le Napoléon, le Cordon Bleu,…

Pour illustrer ce vignoble, j’ai voulu changer un peu par rapport à mes post habituels. En effet, nous n’allons pas déguster un cognac en particulier. Par contre,  je vous propose de vous faire découvrir de facette du cognac : un très bon cocktail facile à réaliser et quelques idées de recette avec du cognac.

Le Summit est un cocktail récent créé par des mixologistes mondialement reconnus. Ce cocktail frais, parfumé, fruité est idéal pour avec ces températures estivales. C’est un cocktail très facile à faire, la recette : 4 lamelles de gingembre frais, un zeste de citron, 4cl de Cognac (de préférence du V.S.O.P), 6 Cl de limonade (la quantité de limonade importe peu par contre la qualité de la limonade est importante), des pelures de concombre et surtout ne pas oublier les glaçons (minimum 2). Alors, à vos verres, vive le cognac et le Summit (un vrai coup de cœur).

Le cognac, alcool très aromatique, est aussi un alcool très utilisé en cuisine : gambas flambées, feuilleté de langoustine au cognac, médaillon de veau au cognac, rillette de lapin au cognac, cassolette d’escargot, café charentais, quenelle de poisson au cognac, sorbet mandarine/cognac, huitres au cognac,… Une de mes recettes préférées est le moelleux au chocolat et au cognac…  Ce qui est important dans cette recette c’est de bien faire l’appareil à moelleux à l’avance pour que le cognac macère et donne tous ses arômes au moelleux.

Sur ces belles recettes, je vous souhaite une bonne dégustation du Summit et un bon appétit avec les produits de notre région !

Hommage aux Vignerons Independants!

Le printemps arrive ! La saison des salons, des concours commence pour le plus grand bonheur des amateurs de vins, surtout après cet hiver morose.
Et pour commencer cette saison de dégustation, le salon des vignerons Indépendant s’est déroulé le weekend dernier à Bordeaux. Le post d’aujourd’hui vous fera découvrir un salon qui me tient à cœur.

Réveil à 8h30, dur dur mais c’est pour une bonne raison, prendre la route vers Bordeaux direction le parc des Expositions. Il est 10h, nous sommes dans les « bouchons » pour rentrer dans le parc des expos… et oui, une grande partie du parking est fermé pour cause de l’installation d’un champ de panneaux solaires sur celui-ci (enfin de l’ombre sur ce grand parking !!). Vu le nombre de voitures dans l’attente d’entrer, cette année, le salon va surement avoir un immense succès.

Enfin garé, invitation du Domaine de la Painte en main (un grand merci à ce domaine), nous allons chercher notre sésame : le verre à vin qui va nous servir à déguster un grand nombre de vins. Pas évident de choisir parmi les 260 stands…

Notre premier arrêt sera le Domaine de la Painte, dans le Jura. Après les avoir remerciés pour leurs invitations, nous commençons la dégustation. Et le premier coup de cœur du salon, un vin rouge du Jura en monocépage Poulsard… Un vin d’une élégance extraordinaire, facile à boire en apéro, léger, fruité. Nous continuons la dégustation par les vins blancs, le vin jaune pour terminer avec le vin de paille. Le vin de paille et le vin jaune sont des vins aux vinifications atypiques, se sera l’objet d’un prochain article. Les vins de ce château en Biodynamie sont justes exceptionnels ! Vraiment à découvrir !

Deuxième arrêt, obligatoire comme le premier, est le Château Closiot, un Sauternais. Ayant déjà sympathisé avec ce couple de producteur, c’est une joie de les retrouver au moins une fois par an à ce salon. En plus de la grande gentillesse et générosité de ce couple, je tiens à saluer leur vision du Sauternes et de la consommation des vins liquoreux. Ce château situé à Barsac a réussi à adapter sa production à la consommation actuelle des vins moelleux en créent une gamme de produit intéressante. Pour découvrir les vins de Barsac/Sauternes on peut déguster « Les premières brumes de Closiot », un vin très frais mêlant acidité et liqueur, une œuvre d’art des temps modernes. Après s’être apprivoisé les vins de Sauternes, nous avons le château Closiot en lui-même, plus classique de l’AOC, plus rustique mais très équilibré et très plaisant. Pour les fans des liquoreux, on termine par la passion de Closiot, un sirop gout sauternes… une splendeur. Un grand merci à ce couple de vigneron qui ose dépoussiérer l’image des Sauternes. (http://www.closiot.com/)

Troisième arrêt, une envie d’Alsace… A mon grand désespoir, très déçu par un château avec des vins acides, peu aromatique et pas représentatif de l’appellation. Un pinot gris sans notes florales, un Sylvaner peu fruité, peu aromatique.

Quatrième arrêt, dans l’Hérault avec les Muscat de Frontignan, Château Stony. Un autre coup de cœur de ce salon 2012. Accueillis par des vignerons souriants, nous avons dégusté l’ensemble de la gamme qu’ils proposent. Mon cœur s’est arrêté sur le Muscat de Frontignan, sélection de vendange 2010. Avec une robe or limpide, il offre en bouche un bouquet d’arôme explosif. A la fois floral, fruité ce vin moelleux à servir frais est juste excellent.

Cinquième arrêt, retour dans le Sud Ouest, dans le Bergerac, AOC Saussignac, Château le Chabrier. Ce vigneron propose parmi ses différents produits, la cuvée des drôlesses… Une cuvée magnifique, aux arômes de fruits rouges, de framboise, peu tannique. Avec un rapport qualité-prix imbattable, c’est une vraie trouvaille.

Sixième arrêt, rapide mais très concluant, vignoble de Bourg, un magnifique vin comme savent très bien le faire le vigneron de Bourg et Blaye. Malheureusement pour eux, j’avais déjà trop dépensé.

Septième et dernier arrêt que je vous présente aujourd’hui, les coteaux du Layon. Le dernier coup de cœur de la journée. Une gamme de vins assez extraordinaires et équilibrés. Malgré des vins rouges un peu trop portés sur les épices, les Coteau du Layon sont juste exceptionnel. Petite mention particulière à ce domaine dont les étiquettes m’ont fait tripper ! Avec toutes mes excuses, je n’arrive pas à me rappeler le nom du château :( .
Au total nous avons fait environ 15 stands différents sur les 260 proposés. Ce cru 2012 sera marqué par 3 grands coups de cœur, Château Closiot avec « Les premières brumes », Domaine de la Painte avec le monocépage « Poulsard » et le Château Le Chabrier, cuvée des drôlesses 2004. Cette année encore le Salon des vignerons Indépendant fût un rendez-vous et une rencontre très agréable avec les vignerons de la France entière, vue le nombre impressionnant de visiteur, ce salon est un vrai succès. Vivement 2013 pour un nouveau voyage les vignobles.

Hola! Viva españa

Hola! Viva españa dans Vins du Monde raisin-300x225Sortons un peu des vignobles français pour honorer un vignoble fantastique, pays de mes ancêtres… l’Espagne.

La viticulture est très ancienne, des traces archéologiques montreraient que la vigne était cultivée par les Espagnols dès le 4e millénaire avant JC. Mais la viticulture c’est vraiment développé  après l’introduction par les Grecs de la vigne dans le sud de l’Espagne et la fondation de comptoirs. Après la prise de contrôle de l’Hispanie par les Romains, la viticulture se développe, le vin est exporté par amphore dans l’ensemble de l’Empire Romain. Au 5e siècle, l’Espagne subit l’invasion par les peuples germaniques (wisigoth, Vandales, Suèves,…) ce qui aura pour effet un  déclin de la production. En 711, l’Espagne devient musulmane, le vin y est toléré par une partie des musulmans. Nombreuses beuveries se déroulèrent dans les palais de Grenades, Séville, Almeria. Les berbères islamiques y apportèrent un cépage, connu aujourd’hui sous le non de Majorquin.  Malgré la tolérance de la vigne par les sultans marocains, la dernière bourse au vin d’Espagne à Córdoba est détruite.

Durant la reconquista, les chevaliers au cours de leurs avancées, plantèrent de la vigne sur les terres conquises.  Le commerce et l’exportation du vin reprennent alors. La reconquista coïncide aussi avec la découverte de reliques de Saint Jacques (apôtre Jacques, premier martyr de la chrétienté) sur la plage de Santiago de Compostella. Ce fut alors la naissance du pèlerinage vers St Jacques de Compostelle et la mise en place par les moines de fortification tout au long des chemins menant vers ce lieu de pèlerinage. L’hospitalité des religieux les amena à planter des vignes et offrir du vin aux pèlerins.  Ce fut le cas, à un point particulier du pèlerinage. Il existe deux grands chemins pour ce pèlerinage, el camino aragonés et el camino Navarro. Ces deux chemins rejoignent à Punte la Reina –Gares pour devenir el camino Francés. Pourquoi je vous parle de ce pèlerinage ?? de Puente la Reina ?? Car cette ville est le cœur du vignoble de la Rioja, vignoble que je veux vous faire découvrir.

Reprenons le cours de l’histoire !

La reconquista et plus particulièrement les chemins vers St Jacques de Compostelle donnèrent naissance aux grands vignobles d’Espagne. Ces événements ont permis de faire rayonner le vignoble dans le reste de l’Europe et du monde. Durant le règne de Charles Quint, plusieurs vignobles aux vinifications atypiques se développèrent comme le Xeres en Espagne (Le tokaj en Hongrie, le vin de paille en France).  Durant cette même période les vignobles de la Mancha, de Tolède, de la Rueda connus une croissance extraordinaire afin d’assouvir les besoins de la cour, des ministères de Charles Quint.

Le vignoble Espagnol continua à se développer jusqu’au 20e siecle. La viticulture se modernise grâce à l’influence Bordelaise surtout au niveau du vignoble de la rioja. Mais comme dans nombreux vignobles Européens, le phylloxera touche le vignoble espagnol. Les conséquences de cette crise sont l’apparition du greffage, de l’accélération de la modernisation des vignobles et l’introduction de nouveaux cépages.

En 1926, le premier organisme de contrôle est créé dans le vignoble de la Rioja. La guerre civile et la période franquiste sont marquées par le développement de coopérative. Les AOC (DOC) telles que l’on connaît en France sont créées en Espagne en 1978.

Aujourd’hui, en Espagne, il existe 65 Appellations d’Origine, représente  1, 04 million d’ha parmi lesquels 342 ha sont irrigués. Le vignoble espagnol représente environ 42 millions d’hl en 2008 et se hisse au 3e rang mondial de la production.

Intéressons-nous maintenant au vignoble de la Rioja !

Le vignoble est divisé en 3 grandes régions viticoles : Rioja Alta, Rioja Alavesa et Rioja Baja. Ce vignoble est très connu pour ces vins rouges (93% du vignoble). Il est composé d’un assemblage de deux cépages typiquement espagnol : le Tempranillo et le grenache noir. Quant au Rioja blanc (7% du vignoble), il est principalement composé du Viura (Macabeu). Les vins de la Rioja sont très influencés par le vignoble de Bordeaux. Les vins sont vieillis en fût de chêne français ou américain. Les vins rouges sont divisés en 4 catégories selon le temps passé en fût de chêne. Le vignoble de la Rioja est organisé sous forme de Bodegas, c’est-à-dire que les négociants achètent le raisin des producteurs, réalisent les assemblages et le vieillissement.

Le vignoble de la Rioja est composé de 63 500 Ha de vigne, il vend en moyenne 250/280 millions de litres de vin soit 40% des vins espagnols et produit des vins dont les qualités augmentent.

Pour exposer mon post, je vous propose de déguster un Crianza, Dios Ares de 2007, une des 4 catégories des Rioja. La spécificité des Crianza est qu’ils sont vieillis au moins 2 ans, dont minimum un en fût de chêne. D’une couleur intense, grenat, ce vin de 2007 paraît encore un peu jeune. Au nez, on y retrouve un bouquet explosif après une légère agitation. Des notes de fruitées, d’eucalyptus, de fruits rouges et d’épices nous emportent dans un voyage vers l’Espagne. Des notes discrètes de cacao et de poivron vert nous rappellent les vins Bordelais. En bouche, le bouquet d’arômes nous envahit. Nous sommes alors sur des notes de fruits rouges, de cacao, d’eucalyptus. La fin de bouche est marquée par un côté poivré qui nous fait penser au vin du sud. Moyennement tannique, très équilibré et avec une sucrosité immense en bouche, ce vin est juste extraordinaire. Je vous le conseille vivement pour découvrir ce vignoble de la Rioja. Il pourra très bien se marier avec des grillades cet été, en apéro avec des bouchées aux chèvres par exemple. Il remplacera une bouteille de Bordeaux facilement pendant les repas en famille grâce à son rapport qualité/prix exceptionnel. Vous le trouverez facilement dans toute bonne boutique NICOLAS.

Je terminerais par cette très belle phrase de Pasteur, « Le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons ». Bonne dégustation !

 

 

Mon album Picasa!

Afin de vous faire partager ma passion pour le vin et la photo, voici le lien vers ma galerie de photo PICASA :

https://picasaweb.google.com/yuki83316/

Dans cette galerie, vous trouverez les photos des différentes Portes Ouvertes, du monde féérique de Morphésis, de Bordeaux ainsi que de nombreuses autres photographies prises durant mes nombreuses balades!

N’hésitez pas à mettre des commentaires ^^


12



gingembreetcaramel |
recettesgrandmeres |
grandebouffe |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | recettesgratuit
| mesdelicesmesgourmandises
| lesdelicesdecheznous