Vinotopia devient Vinotopia! Rien ne change! Sauf le lien et le visuel: http://vinotopia.over-blog.com/
A la suite d’un problème de santé, je n’ai pas pu alimenter ce blog depuis un peu plus d’un mois…. je m’en excuse! Mais ne vous inquiétez pas, les voyages vinotopiaux vont bientôt reprendre!!
Le vent froid nous gagne, nous envahit. La neige tombe à gros flocon. La nuit tombe sur la ville. La neige blanche illumine la noirceur de l’obscurité, de la chaleur et une saveur sucrée dans cette maison…
La neige, le vent, la nuit, la rondeur sucrée… le souvenir d’un vin que j’aime déguster régulièrement. C’est l’histoire d’un vin moelleux, comme la chaleur sous la couette, dans son lit, en hiver. C’est l’histoire d’une oxydation, d’un gout de noix, comme un coucher de soleil qui donne des notes cuivrées au ciel. C’est l’histoire de fruits confits, comme la confiture que prépare à merveille ma maman, la meilleure des confitures. C’est l’histoire d’un vin du Jura, le vin de paille du Domaine de la Painte. C’est toujours un plaisir immense de déguster ce vin. A chaque fois, des images, des sentiments, des mots…
Mais aujourd’hui j’ai choisi de m’intéresser à un autre vin, proche du jura, le vin rouge de Savoie. Mon choix, pour cette semaine, est un monocépage, la Mondeuse de 2011. Et je ne sais pas… Est-ce que c’est le fait que j’écoute en boucle le dernier CD d’Indochine… ? Mais en versant ce vin dans mon verre, une couleur… la nuit noire. Une balade de nuit dans une ville à la lumière violacée. Dans une rue, une boutique de légumes et d’épices. Sur le devant de la boutique, une petite étale, avec des légumes verts et des cassis. La balade dans la ville continue. Je m’arrête devant une usine de conserves. Une odeur métallique s’échappe de cette usine.
Je continue à rouler dans cette ville, je prends une gorgée de vin (Attention : Boire ou conduire, il faut choisir !). Un paysage lisse défile devant moi. Une boutique de bonbon apparaît sur le côté. Une ambiance lourde règne dans la ville, il n’y a pas beaucoup d’arbres et d’espaces verts. J’arrive à la gare. Un train entre en gare, fait une halte. C’est ici que finit mon voyage.
Ce voyage dans les vins rouges de Savoie fut donc agréable mais sombre. Le vin demande, cri qu’il veut vieillir en paix avant d’être dégusté… je le comprends ! Il est un peu jeune, il a besoin de grandir, pour s’exprimer pleinement.
Mais d’où vient le nom Mondeuse, ce nom un peu bizarre, pas très appétissant au premier abord… ? Pour certains, la Mondeuse vient du savoyard « moduse » ou « mandousa » qui voulait dire « espèce de raisin qui rend beaucoup de moût ». Pour d’autres, la mondeuse viendrait d’un terme suisse romand voulant dire « plant de vigne dont les feuilles tombaient avant la vendange ». En tout cas, il paraît que ce cépage s’exprime avec puissance dans les crus d’Arbon et de St-jean-de-la-Porte. A vérifier…
Ce voyage de nuit dans la ville sombre s’achève sur les notes poivrées de ce vin. Une découverte agréable, un vin à faire vieillir…
Sur ces quelques mots et sur ce vin, je vais prendre le train qui m’attend dans la gare. Un train vers le prochain vignoble. Je vous souhaite donc une bonne dégustation, une bonne découverte et un bon voyage !
PS : Il est possible de trouver ce vin en cave à vins dont le nom est un prénom…
Une demande express a été réalisée il y a quelques semaines… Comment faire un bon vin chaud ? Cette boisson d’hivers, qui, dans les chaleurs froides de l’hiver, nous réchauffe. Cette boisson que l’on aime boire sur les marchés de Noël… Bref une boisson pleine de plaisirs, de souvenirs et de nostalgie…
Plusieurs solutions s’offrent à nous…
La première, en acheter déjà préparé dans le grand magasin de meuble suédois. Ils proposent, durant les fêtes de Noël, des bouteilles de ce doux breuvage. Dans une bouteille de vin à visse… un vin épicé, doux et équilibré, aux parfums de cannelle et d’orange. Un voyage en enfance… Un petit enfant qui, pour son gouter, mange avec délicatesse une tranche de
pain d’épice accompagnée d’un grand verre de lait. Après ce bon gouter, il part heureux, insouciant, jouer dans la neige d’hiver…
La recette pour ce vin… il suffit d’ouvrir la bouteille, de le faire chauffer doucement, et de le déguster bien chaud, sous sa couette, devant un film de Disney.
La seconde solution, c’est de faire le vin chaud directement chez soi… Pour ceci, il vous faudra : 1 litre de vin rouge, 1/3 de litre d’eau, 125 grammes de sucre, 15 grammes de cannelle, une orange, un peu de muscade râpé, un peu de crème de cassis.
Mais comment choisir le vin rouge, la base de ce breuvage… ?? Bonne question ! En premier, ne pas prendre un vin trop cher, ça sert à rien ! Ce serait du pur gâchis ! Le mieux, c’est de partir d’un vin déjà épicé… Je vous propose donc de partir sur un Côte du Rhône, un vin de Syrah ou de grenache, ou des deux…
Une fois le vin choisi avec plus ou moins de perfection… Le verser, sans aucune délicatesse, dans une casserole… mais pour une question de propreté de la cuisine, je vous conseille de ne pas en verser trop à coté de la casserole.
Une fois que le vin se retrouve dans la casserole, laissez-le frémir à feu moyen. Écouter les petites bulles remonter à la surface… Une potion magique en préparation.
Arrivé à température, il est temps d’y ajouter le sucre, la cannelle, l’orange, la crème de cassis, la muscade râpé. Des effluves s’échappent déjà de la casserole, une odeur de fête, et de joie…
Il est temps d’augmenter le feu pendant quelques petites minutes histoire de remettre notre potion à rapide ébullition.
Et voilà, le vin chaud est terminé, prés à boire.
Bonne dégustation !!
L’envie de voyager se fait sentir, de voir l’ailleurs, le différent, découvrir de nouvelles saveurs… Je n’irais pas jusqu’à vous proposer de gouter des criquets frit… Il y a quand même des limites ! Mais je vais vous proposer un voyage, au bout du monde, dans un pays intrigant… Le chili.
J’ai choisi ce pays pour plusieurs raisons. La première, c’est un pays où l’on parle espagnol, la langue de mes ancêtres. La seconde, car les Chiliens travaillent, avec merveille, un vieux cépage Bordelais que je voulais mieux connaître et vous faire découvrir, le Carmenére.
Alors, je vous propose de voyager avec une bouteille d’El Grano, 2010, un pur carmenére de la Central Valley du Chili.
J’ouvre la bouteille. Je verse un peu de vin dans mon verre, une couleur grenat sort de la bouteille, telle une pierre précieuse qui brille dans la vitrine d’une bijouterie. Un bijou que l’on admire, que l’on voudrait avoir mais que l’on ne peut pas atteindre.
J’approche le verre de mon nez. Et tout doucement, des effluves bercent mes rêves. Je me retrouve dans la cordière des Andes, en plein milieu d’une forêt. Une odeur de pierre et de végétaux aromatise l’air de cette forêt. Une balade discrète mais apaisante.
J’approche le verre de ma bouche. Et tout doucement des saveurs me font voyager. Du Chili, je me retrouve sur une terrasse d’un château dans le Médoc, une coupe de fruits rouges posé sur la table de jardin, ainsi qu’un morceau de chocolat noir. L’atmosphère du jardin est d’un équilibre parfait. Un léger vent frais se lève, un vent frais mais agréable, dans ces premières chaleurs d’été.
Le premier mot qui est sortie de ma bouche après cette première gorgée : Wouahou !! Un plaisir sans nom de déguster ce vin trouvé dans une cave dans la rue piétonne de Saintes (Petit indice : je suis un prénom qui veut dire Peuple victorieux en grec).
Mais intéressons-nous de plus près au carmenére… C’est un cépage originaire du pays basque Espagnol. Durant le Moyen-âge, sur le retour d’un pèlerinage de St Jacques de Compostelle, des pèlerins aurait mis ce cépage dans leurs besaces et l’aurait ramené dans le bordelais. Son papa est le Gros Cabernet (vieux cépage disparu) et son deuxième papa le Cabernet Franc. Il fut cultivé pendant des siècles dans le Bordelais. Et puis, il y a eu le phylloxera. Le vignoble Bordelais fut décimé. Le greffage fut une étape obliger, mais la qualité du carmenere chuta en flèche… faible rendement, coulure,…
Le carmenére disparut petit à petit. Et puis, en 1991, au Chili, un chercheur découvre un plant de merlot différent, avec des raisins plus gros, des feuilles légèrement différentes… Après 3 ans d’analyse ADN, on redécouvrit le Carmenére. Il avait donc traversé la planète avec ces petites racines et surement l’aide de l’homme quand même…
Et voici la fin de ce voyage en Amérique du Sud ! Un voyage qui se termine avec le souvenir d’un vin juste délicieux, une vraie découverte, un vrai bonheur pour nos petites papilles gustatives. Je terminerais par un petit conseil… Un verre vin rouge c’est bon pour la santé, alors faite vous plaisirs et laissez-vous voyager par des cépages oubliés.
Bonne dégustation et bon voyage !
Mon blog est parfois un lieu de confidences, de secrets, de découvertes…
En me baladant dans les caves à vins après mon boulot, je me suis retrouvé dans cave à taille humaine. Un voyage dans les différents vignobles français, histoire de se détendre et d’oublier, un instant, toutes ces choses qui passent dans ma tête… Et puis, sur les routes du Sud, je me suis arrêté près de la Méditerranée, l’inconnu me stoppa sur une AOC dont le nom est lourd de symbole, l’AOC Malepére…
L’histoire commence à l’ouest de Carcassonne, dans une AOC toute récente, de 2007. Le vin que je vous propose provient du domaine de Souleilles, il date de 2009, médaillé d’or au concours général de 2011. Son petit nom, le chant des pierres…
J’ouvre la bouteille et nous voilà partie dans un voyage en Méditerranée. Un parfum de fruits, de grillé parfume mon appartement. Une poche de banane Haribo sort de la bouteille tel un chapeau en pleins tours de magie. Les odeurs m’emportent dans un voyage extraordinaire, une grande promesse, trop grande peut être…
Alors que les arômes m’emportent dans une maison cocooning, la première gorgée me fait sortir de la maison en coup de vent. A l’extérieur, la guerre… Des explosions permanentes et anarchiques. L’acide tiraille les traits de mon visage, l’alcool m’enivre et me gène, la plaquette de beurre passe sur un vélo… La première gorgée s’achève par une amertume peu accommodante.
Le résultat : Pour faire rapide… Put***, ce vin arrache la gueule !
Essayons quand même de connaitre un peu plus cette appellation…. AOC Malepere, en occitan, ça donne « Male Peyre », ce qui veut dire « La mauvaise pierre », une pierre qui s’altère, s’érode. Les pierres de la région, avec le temps, le vent et la pluie, deviennent lisses. Une vérification s’impose, il va falloir retourner à Carcassonne pour vérifier tout ça !
Sur une 30éne de communes et 550 ha, une 100éne de producteurs cultivent essentiellement du Merlot et du Cabernet franc. Ce vignoble se retrouve au croisement entre le climat méditerranéen et atlantique, créant des conditions particulières pour la vigne.
Mais voilà, petit vignoble, AOC plutôt récente, donc peu d’anecdotes et peu d’histoires viticoles connues… Un poil décevant pour ce vignoble qui attire ma curiosité !
Ce petit voyage dans le Sud de la France, à la croisée de la Méditerranée et de l’Atlantique, fait remonter pas mal de souvenir plus ou moins agréable, peut être plutôt moins… d’où cette nostalgie et ce manque d’inspiration sur cette AOC et ce vin. Et puis la dégustation peu concluante ne donne pas très envie…
Mais il ne faut pas s’arrêter à une bouteille, un vin… Peut-être qu’il ne correspond pas à mes goûts personnels… Bref, il ne faut pas rester sur une mauvaise impression et j’en suis persuadé que de belles découvertes nous attendent dans ce vignoble… Alors, sur ses derniers mots, je vous souhaite une bonne découverte de l’AOC Malepere, une bonne dégustation qui j’espère contredira mon avis…
Ancien étudiant de la faculté d’œnologie, je me devais de rendre hommage à un grand amateur de vins et grand chercheur en biochimie du raisin qui n’est plus parmi nous depuis peu, le doyen de la faculté d’œnologie de 2005 à 2011, Professeur BERNARD DONECHE. Agé de 62 ans, il aurait dû prendre sa retraite en septembre 2013. Grand spécialiste dans la biochimie, dans la maturation du raisin et dans les interactions avec botrytis, il était une des principales signatures du Traité d’œnologie. Professeur à la faculté d’œnologie, expert auprès de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin, recteur de la commission consultative permanente des Œnologues de France, président du Concours des Vins (Challenge international du Vin, les citadelles du vin et Malbec International Compétition),… Il fait entrer la faculté d’œnologie dans le 21e siècle avec les nouveaux bâtiments de l’ISVV et la création d’un Oenocampus. Ses recherches, les formations, ses méthodes de transfert des connaissances contribuent et contribueront encore longtemps à développer la réputation mondiale de l’œnologie bordelaise.
Je me souviens encore des cours de master que j’ai suivis avec ce grand professeur. En particulier les cours sur l’histoire des vins en Espagne, l’Australie, l’Italie,… des anecdotes et des histoires que vous retrouvez sur ce blog régulièrement.
Comme grand amateur de vins, il a su communiquer sa passion à ses élèves de master! Une passion que j’essaye de vous faire partager à travers ce blog ! Il me semblait important de lui donner un grand hommage sur ce blog !
Les semaines passent sans qu’on ait le temps de les voir. Et nous voilà déjà en 2013… 2012 se révèle une année chargée en émotions, en nouveautés, en changements… et moi dans tout ça, j’ai avancé, découvert et je veux encore découvrir. Alors avant de commencer ce post, je vous souhaite une année 2013 remplie de découvertes et de bonheur.
Chaque année apporte ses évolutions… Mon blog y passera aussi ! Un rythme de post qui va évoluer vers un ou deux articles par mois, des thèmes plus variés, des débats,… mais toujours une dégustation d’un nouveau vignoble !!
Et pour commencer cette nouvelle année, je commencerais par une bouteille que l’on m’a offert pour qu’elle vienne apporter sa pierre à l’édifice de ce blog : Tenuta – Villa Rosa, un Chianti Classico de 2006. Un vin à la robe brique et au reflet orangé. Son bouquet envoutant et apaisant nous emporte sous un cerisier, l’odeur d’un sous bois proche, d’un cheval qui ne passe pas très loin. Et avec un manteau en cuir sur le dos, j’ouvre cette belle bouteille. J’en prends quelques gouttes sur ma langue, les tanins me font peur, mais la seconde gorgée me rassure, les tannins sont arrivés à maturité, par contre ils ne sont pas très persistant. Une rondeur envahit ma bouche, l’acidité m’amuse, les fruits et le cuir nous rappellent les effluves échappés de la bouteille. Mais le rêve est court et se termine vite. Un vin court en bouche, une légère déception. Du coup, une petite découverte très sympathique, un vin équilibré, manquant d’un poil de structure, mais ma fois très bon ! En ces temps froid d’hivers… il s’accordera à la perfection avec une bonne raclette. Un petit conseil pour la raclette… trouver du fromage poivré ou fumé, ça rajoutera encore plus de saveurs ! Mais là, je crois que je me perds un peu…
Intéressons-nous de plus près au Chianti Classico, cette grande Appellation de produits agricoles, une AOP européenne… Et oui les classifications sont harmonisées de façon européenne. En rapide, on ne parle plus d’AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) ou de DOC (Denominazione di origine protetta) au niveau de l’Europe mais d’Appellation d’Origine Protégée !
Bref… le Chianti Classico… Une huile extra-vierge d’olive. Produite depuis l’Antiquité par les Grecs anciens et les Romains et par la suite par les italiens. Elle est déjà utilisée pour la cuisine et pour les produits cosmétiques à cette époque. Mais je crois que je suis encore une fois hors sujet…
Bref… le Chianti Classico… Un symbole pour les vignerons qui prend la forme d’un coq noir… Selon la légende, les deux cités de toscane en guerre (Sienne et Florence), décidèrent d’arrêter de se tuer et d’entrer dans une drôle de compétition… La frontière des deux cités serait définie au point de rencontre des cavaliers de chaque cité, avec comme Top Depart : le crie du coq. Les Siennois choisirent un bon gros coq blanc, riche et dodu, à leurs images. Les Florentins, plus malicieux, choisirent un coq noir auquel ils ne donnèrent que très peu à manger pour qu’il chante bien avant le lever du soleil. Le cavalier Florentin se mit donc en route très tôt et rencontra le cavalier Siennois à Fonterutoli, à quelques kilomètres de la cité Siennoise. La zone du Chianti classico passa donc sous la juridiction des Florentins et du coq noir, symbole du Chianti classico… CQFD ! On retrouve encore aujourd’hui le coq noir sur la bouteille à plusieurs endroits!
E l’histoire du vignoble qu’on avait l’habitude de lire dans chaque post, vous allez me dire… et béh pas pour cette fois-ci !
En vous souhaitant une très bonne dégustation, et surtout une très bonne année 2013 remplie de surprises et de découvertes !
Me baladant par hasard dans le rayon vin d’un magasin, je fus interpellé par une bouteille… l’inconnu, l’étonnement… un vin Bulgare. Tilt dans ma tête, je ne dois pas être le seul à ne pas connaitre le vignoble de Bulgarie… alors cette semaine découvrons ce vignoble.
Homère (pas celui des Simpsons) parle déjà de la présence des vignes de la Thrace dans l’Iliade. La Thrace aujourd’hui se trouve dans une partie de la Bulgarie, de la Grèce et de la Turquie. Et oui, la viticulture bulgare date d’au minimum 3 000 ans. Les Thraces furent les premiers à vouer un culte à Dionysos, dieu de la vigne et du vin (Bacchus version grec). Pour la petite histoire, Dionysos, Dieu-enfant est en conflit avec le roi de thrace Lycurgue, roi qui arrachait les vignes. Dionysos vaincu ce roi et ce fut le début des mythes Dionysiaque. La vigne fleurit alors dans la Thrace mythologique et la Thrace réel.
Vers 500 avant J-C, des tribus grecques s’installent sur les rivages de la mer Noire, elles y apportent leurs expériences du vin. Du coup, la qualité des vins s’accroît dans la région qui deviendra la Bulgarie. Durant le 6e siècle, les Balkans sont occupés par les Slaves. Ces envahisseurs adoptent la culture et les coutumes de la Thrace, la vigne et le vin en premier lieu.
Au 8e siècle, le premier royaume Bulgare se forme grâce à une alliance entre les Slaves et les bulgares. Le Vin fait légion dans le pays et dans la cour. Des caves à vin fleurissent dans la capitale Pliska, des coupes en argent et en or ornées des signes de la noblesse bulgare sont découvertes.
Durant le Moyen Age, le christianisme s’installe en Bulgarie. Les traditions viticoles perdurent. La grande majorité des vignes était détenue par les monastères. Les religieux travaillent, améliorent, bonifient la qualité des vins. On voit même apparaitre les premières caves à vin. 1393, l’Empire Ottoman conquit l’Empire Bulgare. La vigne est autorisée, la culture de la vigne se poursuit tant bien que mal pendant 5 siècles.
1879 marques la libération de la Bulgarie. La viticulture s’épanouit. Des cours d’œnologie apparaissent dans les universités, des centres techniques de production de vins sont créés. Le vin est alors choisi comme produits représentant la Bulgarie dans les expositions universelles avec l’huile essentielle de rose. Le début du 20e siècle est marqué par l’apparition des premières caves coopératives. Le vignoble est alors composé essentiellement de cépages locaux, la vigne s’étale sur 130 000 Ha. Mais le phylloxera touche aussi la Bulgarie. La surface viticole est fortement réduite.
En 1919, la vigne n’occupe plus que 45 000 ha. Mais l’introduction de cépages, de nouvelles techniques de culture et de production de vins donnent un nouveau souffle au vignoble. La vigne est alors cultivée par des petits propriétaires et ceci jusqu’en 1945 où le régime communiste impose la nationalisation des terres. La Bulgarie devient le fournisseur officiel de vin de l’union soviétique. La viticulture s’impose jusqu’à que le pays atteigne la place de 4e producteur de vin et la 2e place d’exportateur après la France en 1979. Le Cabernet Sauvignon, le merlot et le chardonnay remplace petit à petit les cépages autochtones afin de répondre aux envies des pays occidentaux.
La chute du communisme provoque alors la baisse des exportations et du volume produit. En 1998, les terres étatisées sont restituées, les caves sont privatisées. La superficie du vignoble est divisée de moitié en 15 ans. En 2006, la surface du vignoble bulgare représente environ 135 000Ha. Malgré tout ça, la qualité est là! Et le vin séduit de nouveau pays importateur comme le Royaume-Uni. Les cépages autochtones sont réintroduits petit à petit. On voit des vins avec du Mavrud et du Gamza apparaitre. Le 14 février devient la fête de la viticulture et de la vigne, jour de la Saint Trifon Zarezan, patron des vignerons. Durant cette fête, les sarments sont coupés, tressés en forme de couronne. Elle sera ensuite posée sur la tête du roi de la vigne.
Aujourd’hui, la viticulture en Bulgarie c’est : 200 millions de litres de vin par an, 50 000 litres d’eau de vie (le raki), un marché d’exportation tourné vers la Russie (qui a drainé 81 millions de litres de vin bulgare en 2007), la Pologne, l’Allemagne, la République Tchèque et les pays scandinaves., une exportation de 90 % de la production , un système d’appellation,….
La Bulgarie c’est aussi des cépages autochtones parmi lesquels on y trouve le Mavrud que je tiens à vous faire découvrir. Ce cépage est très ancien. Il est essentiellement répandu dans le sud de la Bulgarie. C’est un cépage tardif qui mûrit au cours du mois d’octobre. Il apporte de la couleur, du TAV, de l’acidité, des arômes de fruits et d’épices.
Pour terminer ce post, je vous propose une dégustation d’un vin rouge bulgare à base de Merlot, Cabernet sauvignon et de Mavrud : Tcherga by Katarzyna Estate, 2009, Vallée de la Thraces (environ 4€). Belle bouteille, bouchon de qualité moyenne, ce vin est d’une teinte grenat. Lorsqu’on approche notre nez du verre, on découvre un nez discret, limite réduit, aux notes fruitées, de clou de girofle et une pointe d’épice. Une première dégustation à l’ouverture de la bouteille donne un vin rond, un équilibre orienté vers l’acidité (surement dû au Mavrud), des tanins soyeux, léger. On y retrouve des arômes fruités et épicés. On pense alors qu’on est en présence d’un petit vin, sympa mais pas exceptionnel. Mais curieux de voir l’évolution du vin dans le temps, j’ai laissé la bouteille ouverte 2 jours sur ma table… Et là, une pure découverte, le petit vin est devenu grand ! Le bouquet aromatique plus complexe, on retrouve les belles notes du cabernet sauvignon et du merlot accompagnées d’un petit plus. C’est un vin qui est alors totalement différent et ma foi excellente ! Un vrai coup de cœur.
PS : en écrivant ce post, j’ai découvert un vignoble passionnant, marqué par ses traditions, son histoire, un grand vignoble qui demande qu’à être connu, un très beau vin de garde, un vignoble a découvrir absolument.Petit conseil : ouvrir la bouteille longtemps avant de boire le vin, quelques heures… Et puis, pour moi fini la St valentin, le 14 février deviendra la fête du vin et de la vigne, comme en Bulgarie !
L’été se termine, les vendanges commencent et c’est la période des Foires aux vins… une époque parfaite pour l’amateur de vin !! Et cette semaine, je vous propose de nous intéresser à ces foires aux vins.
C’est des moments où, des 100éne (voire plus) de références vous font saliver et se bousculent sur les rayonnages de votre grande surface. C’est aussi un moment de stress… Toutes ces bouteilles, mais laquelle choisir ? Quelles sont les bonnes affaires ? Quels sont les bons vins ? Et souvent le résultat… on hésite, on stress, on en a marre et on repart sans rien acheter…
Pour remédier à tout ça, je vais donc vous proposer ma sélection. Pour ces choix, je me suis appuyé sur une des pubs que j’ai reçus…
Côté Bordeaux, ma sélection se porte sur :
- Château de la rivière, Fronsac 2010 (14.95€) ou 2009 (12,60€). Un bordeaux plutôt classique.
- Château Le Thil 2009, Pessac-Léognan (11.35), une valeur sûre des Pessac-Léognan.
- Clémentin de Pape Clément 2008, Pessac-Léognan (19.50€), un petit délice pas trop cher.
- Château La Louvière 2009, Pessac-Léognan (19.95€), un excellent vin de garde et un très beau château (le chai fait un peu tap à l’œil mais bon, le vin est bon !).
- Château Fieuzal 2008, Pessac-Léognan (11,35€), une autre valeur sûre !
- Château Citran 2009, Haut-Médoc (12.50€), un bon médoc comme on les aimes.
-Château la Mouline 2009, Moulis-en-Médoc (6,95€), un petit bijou à bas prix, un vrai plaisir en bouche !
- Château Poujeau 2010, Moulis-en-Médoc (21,55€), le vin à avoir sur une table de fête, tout comme le Château Chasse-spleen. Des grands vins, des gros coups de cœur, des vins que l’on n’oubli pas !
- Château Croizet Bages 2009, Pauillac (20,50€), de l’art moderne en bouteille, mon tout premier coup de cœur (Il y a quelques années déjà !)
- Château Gloria, Saint Julien (29,90), le nom est sympa, le vin est plus que sympa !
- Château La tour Blanche, Sauternes (39,80€), Une petite merveille sucrée créée par un lycée agricole (école de viticulture et d’œnologie), la tour est vraiment blanche !!
- Par contre, s’il y a un vin à éviter : Château Smith Haut Lafitte 2009 (75€), que du tape à l’œil (aussi bien le prix, le château style Age of Empire, le chai, les statuts au milieu des vignes,…), un prix exorbitant pour un vin classique. Il serait dans les 25/35€, je trouverai ça plus intéressant.
Côté Val de Loire, c’est plutôt des appellations que je vais mettre à l’honneur qu’un château en particulier :
- Saint Nicolas de Bourgueil, Joël Taluau, les racines du temps 2011 (5,90€). J’adore cette appellation. En plus du rapport qualité/prix indiscutable, ce sont très bons vins !!
- Saumur Champigny, Domaine de la Perruche 2011 (7,20€), Cui Cui (désolé pour le jeu de mots).
- Pouilly-Fumé, La Bergerie 2011 (7,40€), une appellation à découvrir voire en abuser.
- Valençay, Domaine Malet 2011 (30€ les 6 bouteilles), un blanc magnifique, une merveille, un viticulteur sympa et passionné, une très bonne affaire !
-Coteau du Layon, Domaine des deux vallées 2011 (6.95€), un vin moelleux qui aura beaucoup de succès sur bon petit dessert.
Pour l’Alsace, je vais surtout m’intéresser à des cépages. Je ne donnerais pas de nom de château, car je n’ai pas une assez grande connaissance de ce vignoble :
- Le pinot Gris, un cépage à découvrir. Les vins se caractérisent par une alliance subtile de notes florales dominantes (fleurs blanches, fleurs d’acacia) et de fruitées. Tout ceci accompagné par une légère sucrositée et un équilibre qui peut être parfait (suivant la bouteille). Un cépage coup de cœur, mais des vins rarement à la hauteur des attentes.
- Gewurztraminer vendange tardive, assez connu, il y a pas mieux dans les vins alsaciens.
Côté bourgogne, je vous propose aussi des appellations plus que des Domaines. Autant, j’ai visité pas mal de châteaux Bordelais, autant dans les bourgognes, je ne connais pas assez. Mon choix se portera sur:
- Hautes Côtes de nuits, on sait qu’on ne sera pas déçu, des grands Bourgognes.
- Volnay, une belle appellation, des vins savoureux.
- Saint-Véran, des magnifiques vins blancs.
- Pouilly Fuissé, une splendeur en bouche, c’est des vins blancs à mettre sur une table de fête.
- Viré-Clessé, des vins blancs sublimes, des œuvres d’arts (j’en ai une qui m’attend dans mon frigidaire).
- Juliénas, une appellation du Beaujolais pas comme les autres, et oui beaujolais peut aussi rimer avec vins de qualité, même si ça reste rare.
Côté Vallée du Rhône et Languedoc Roussillon… Désolé, mais je ne ferais pas de sélection pour ces vignobles. Pourquoi ? Je ne suis pas un adepte des vins du sud et des arômes qu’il propose. Donc je ne serais pas de bon conseil.
Les foires aux vins sont aussi des moyens de trouver plus facilement des vins étrangers. C’est donc le moment de découvrir ce qui est fait ailleurs. Sur cette petite sélection, je vous souhaite une bonne foire aux vins, une bonne dégustation et une bonne semaine.





